Epanouir et développer le potentiel des enfants précoces

 

Actualité

 

Ecole pour enfants précoces

Arborescences a ouvert la première école spécialisée

du Val-de-Marne en 2009.

Réseau

D'ici 2012 l'école pilote aura été modélisée

pour permettre un essaimage National.

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La Précocité

A l'école, la précocité n'est pas une force mais un handicap.

Qui sommes nous ?

Isabelle Combes et AnnGaïd Plourde, amies et mères d'enfants précoces,
ont décidé qu'il était temps de proposer une école épanouissante aux enfants précoces.

Les enfants surdoués reprennent du plaisir à l’école

Trois écrans d’ordinateur devant eux, ils réalisent un petit film, montent et sélectionnent eux-mêmes les séquences à garder. Hugo et Gabriel n’ont que 7 ans et 8 ans, mais un QI supérieur à 130. Avec trois autres camarades de CP, CE 2 et CM 2, ils composent la classe d’enfants précoces Arborescences, installée à Nogent-sur-Marne et inaugurée hier par Jacques J.P. Martin, le maire (UMP) de Nogent.

« Ici, on travaille bien et en même temps on s’amuse » GABRIEL, ÉLÈVE EN CE 2

 

Les enfants surdoués reprennent du plaisir à l’école

 

NOGENT-SUR-MARNE. Dans cette classe, le programme est spécialement aménagé pour que les enfants surdoués ne s’ennuient pas en cours.

 

« Il ne s’agit pas d’en faire des petits génies, mais des êtres épanouis », raconte Isabelle Combes qui a lance cette école hors contrat en novembre dernier avec AnnGaïd Ploude. Il n’y avait pas de structure pour le primaire et une vraie urgence !. Ces petits génies sont en effet fâchés avec l’école : 1 sur 3 redouble, 2 sur 3 sont en échec scolaire et 1 sur 5 ne passe jamais le bac... Pour les intéresser, ces « hauts potentiels » suivent le matin le programme de l’Education nationale avec leur institutrice Anaïs, mais en se consacrant pendant 2 à 3 semaines à une matière. « Ça permet d’aller plus loin, raconte la jeune femme. Les échanges sont profonds et souvent, ils me surprennent ! » L’après-midi, après avoir fait un peu d’anglais ou de chinois - « langue dans laquelle ils excellent », précise Virginie, leur professeur, ils participent à des ateliers : théâtre, mime, écriture, vidéo, expérience scientifique...

 

« J’adore être ici, sautille Gabriel, en CE 2. Ici, on travaille bien et en même temps on s’amuse. » L’école, qui peut accueillir jusqu’à 45 élèves, organi- sera des portes ouvertes le 15 février. Les frais d’inscription restent élevés, 600 Eur parmois,« mais il y a des bourses, souligne Isabelle Combes. La précocité n’est pas une question de moyen. »

 

A terme, son objectif est d’ouvrir d’au- tres structures sur le même modèle. En France, 400 000 élèves seraient des enfants précoces.

 

« Il était tellement malheureux avant d’arriver ici » SANDRINE SAMSON " maman de Hugo, élève de CE 2

 

« Mon fils avait parlé de se suicider tellement il était malheureux avant d’arriver ici. » Sandrine Samson, la maman de Hugo, un jeune enfant précoce de 7 ans inscrit dans la classe Arborescences, n’en revient toujours pas : « Aujourd’hui, c’est hallucinant ! Il est heureux d’aller à l’école, n’a plus mal au ventre, a retrouvé le plaisir d’écrire et s’est même fait un très bon copain... » Entre les fouilles archéologiques et le montage vidéo, Hugo a retrouvé le goût d’apprendre. « Je conseille à tous les parents d’enfants précoces de tenter l’expérience, malgré le coût de la scolarité. Il sait désormais qu’il n’est pas seul dans son cas et qu’il peut être un bon élève. »

 

ANTONIN CHILOT

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